Le shiatsu
Par des pressions faites surtout avec les pouces, mais aussi avec
les coudes et même avec les pieds, le massothérapeute s’attarde aux
méridiens et aux points d’énergie (acupuncture) situé sous la peau
ou dans les muscles. La qualité de la pression varie selon l’état
énergétique de chaque personne. Le Shiatsu se pratique dans un
contexte de développement global de la personne, et se pratique
par-dessus les vêtements ou directement sur la peau.
Historique
Le Shiatsu s’inscrit dans le courant assez fort des techniques
manuelles pratiquées depuis plusieurs millénaires en Chine. Vers le
7e siècle environ, le Japon importa ces techniques et elles se
transformèrent en une approche précise appelée le AN-MA. Au fur et à
mesure de son évolution elle devint japonaise.
Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que le AN-MA évolue
dans un contexte plus médical en privilégiant la « pression ». Cette
pratique prit alors le nom de SHI-ATSU (une pression des doigts).
C’est vers 1955 que le SHIATSU fut reconnu officiellement par le
ministère japonais de la Santé comme une médecine à part entière.
Description
Traditionnellement, le shiatsu s’exécute au sol sur un futon.
Quelques fois, il se pratique sur une table basse. Le receveur est
vêtu ; le praticien n’utilise pas d’huile. Il exécute des pressions
sur le corps incluant des manœuvres afin de mobiliser les
articulations du corps.
La philosophie
Le shiatsu emprunte à la philosophie chinoise le partage de
l’énergie vitale en deux courants distincts : le Yin (négatif) et le
Yang (positif). Les excès de l’un ou l’autre vont créer un
déséquilibre que le monde occidental appelle la maladie.
Le shiatsu intègre « la théorie des cinq éléments ». Nous retrouvons
dans la nature les éléments suivants : Terre, Feu, Bois, Métal, Eau.
Ces éléments correspondent à des organes précis du corps humain (ex.
: le feu – le cœur), à des émotions (ex. : l’Eau – la peur), à notre
environnement (ex. : le Bois – le printemps).
Notre corps est un réseau de communication où les canaux d’énergie,
les méridiens, relient les organes les uns aux autres. Il existe 12
méridiens principaux. Chacun tire son nom de l’organe ou de la
fonction qu’il relie au courant de l’énergie vitale. Il y a des
méridiens Yin et des méridiens Yang.
En shiatsu, la façon de faire circuler l’énergie dans les méridiens
est d’exercer une pression plus ou moins forte sur le parcours des
méridiens, incluant les tsubos. Les tsubos sont des points situés
sur le corps, le long des méridiens. Sous la peau, ils correspondent
à des emplacements spécifiques et atteignent différents niveaux de
profondeur dans le corps et dans le système musculaire. Ils se
situent où les terminaisons nerveuses présentent une sensibilité
particulière à la douleur lors d’un blocage dans le courant
d’énergie vitale.
Ces principes de la philosophie chinoise vont nous amener maintenant
à mieux comprendre l’application du shiatsu.
Les applications
Le praticien ou massothérapeute vérifie lors de l’entrevue le besoin
de son client; il explique comment le shiatsu peut l’aider, comment
se déroulera la session de shiatsu. Il procède à un bilan de santé.
Il s’informe s’il y a des contre-indications au massage.
Le massothérapeute vérifie les déséquilibres énergétiques de son
client en utilisant au moins une des méthodes de lecture d’énergie
suivantes : zones du hara, zones réflexes du dos, points « Mu »,
point « Shu », le diagnostic oriental. Dans la vision orientale, le
« malaise » a pour cause un déséquilibre énergétique : l’énergie
circule mal dans les méridiens. Ce qui permet d’exécuter un shiatsu
adapté aux besoins énergétiques et physiques du client.
Le massothérapeute harmonise les énergies à travers les méridiens en
tonifiant ou dispersant l’énergie et en utilisant les tsubos. Il
choisit les zones sur lesquelles il veut travailler. La pression
peut être douce et agréable mais aussi dure et puissante. Un bon
massothérapeute vérifie avec son client pour que les pressions ne
soient pas douloureuses.
Par exemple, si le massothérapeute, après la lecture d’énergie, a
identifié un déséquilibre d’énergie au niveau du foie, il effectuera
un travail plus particulier sur celui-ci. Pour ce faire, il fera des
pressions sur le méridien relié au foie. Ne vous surprenez pas s’il
travaille alors sur la jambe car c’est là que passe le méridien!
Il effectue ensuite des manœuvres spécifiques pour diriger
l’énergie. Les pressions se font perpendiculairement au corps et se
font dans la phase expiratoire de la respiration alors que le corps
se détend. En plus des pressions, il utilise des étirements, des
mobilisations articulaires, des torsions et d’autres manœuvres qu’on
retrouve quelquefois dans d’autres types de massage. Le
massothérapeute propose un plan d’intervention et suggère certains
exercices afin d’harmoniser l’énergie.
Bienfaits
Le shiatsu tend à prévenir et à renforcer la santé.
Voici quelques exemples :
- Le shiatsu peut réduire ou soulager les maux quotidiens comme le
stress, l’anxiété, la fatigue, les maux de tête, de dos, etc. ;
- il améliore la respiration et permet la dissolution des tensions
musculaires ;
- il détend et relaxe la personne qui le reçoit ;
- il accroît la résistance corporelle aux agressions ;
- il stimule le corps à retrouver ses processus d’autoguérison en
résistant mieux aux infections et aux maladies ;
- le sommeil est plus réparateur après une séance de shiatsu ;
- il revitalise les personnes âgées ;
- il est aussi recommandé dans le cas de constipation, des maux de
tête ou d’affection du nerf sciatique.
Les effets bénéfiques du toucher sont ressentis comme réconfortants
et calmants dans la souffrance ou la détresse.
Contre-indications principales
Le shiatsu est accessible à tous.
Lors du bilan de santé, l’intervenant vérifie les contre-indications
reliées à la santé du client. Exemples : il est important de dire à
votre intervenant si vous avez subi une opération majeure récente,
si vous avez des problèmes d’ostéoporose, si vous avez une infection
cutanée contagieuse, si vous faites de la fièvre.